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Bandes d’éveil de vigilance en arrondi, interdit ou pas ?

Nous sommes nombreux à nous être déjà retrouvés au milieu d’un carrefour alors que nous pensions nous engager sur un passage piéton. La faute aux bandes d’éveil de vigilance en arrondi ! Pourquoi trouve-t-on ces aménagements ? que peut-on faire contre ? Quelles sont les alternatives à proposer ? Je vais tenter de décortiquer tout ça pour vous.

Pourquoi trouve-t-on des bandes d’éveil de vigilance en arrondi ?

A l’origine, les bandes d’éveil de vigilance ont été pensées pour alerter les personnes aveugles ou malvoyantes de la présence d’un danger. Et uniquement pour ça ! Lorsque les abaissés de trottoirs ont commencé à apparaitre pour faciliter la mobilité des personnes en fauteuil roulant, les personnes déficientes visuelles se sont plaint d’une perte de repères. Il a donc fallu trouver une solution pour marquer le passage du trottoir à la chaussée par un contraste visuel et tactile. Alors, la bande d’éveil de vigilance était toute trouvée !

Le problème, c’est que, dans bien des cas, lorsqu’il y a un croisement de rues, les passages piétons se touchent et l’abaissé de trottoir est commun aux deux. Il se situe donc uniquement au niveau de l’arrondi et c’est là qu’est installée la bande d’éveil de vigilance. Alors, on ne sait plus ou se diriger.

Que peut-on faire contre cette situation ?

A vrai dire, pas grand-chose à court terme. Vous pouvez toujours signaler la dangerosité de la situation auprès des services techniques de la mairie. Mais on risque de vous répondre que la bande d’éveil de vigilance a pour fonction d’alerter, et non d’indiquer une direction. D’autres équipements sont prévus pour cela.

Voici tout de même les solutions que vous pouvez préconiser.

  1. Sans faire de travaux modificatifs sur la configuration du carrefour, il est possible d’appliquer un contraste tactile sur la chaussée ou le marquage pour repérer l’emprise du passage piéton. Cela dit, bien que cette mesure figure dans l’arrêté du 15 janvier 2007 fixant les obligations pour l’accessibilité de la voirie, aucune solution satisfaisante n’a encore été trouvée pour assurer ce marquage. Soit il n’est pas perceptible, soit il cause des nuisances pour les autres usagers de la route. La ville de Paris continue d’expérimenter.
    Une autre solution envisageable est la pose de bandes d’interception sur les trottoirs. Implantées perpendiculairement au cheminement, ces bandes podotactiles guident vers le début de la traversée piétonne.
  2. Si des travaux modificatifs sont prévus sur le carrefour, les pentes des trottoirs devront être réduites pour répondre à la réglementation. C’est alors tout le trottoir qui est abaissé. Dans ce cas, le CEREMA recommande de bien séparer les passages piétons et que la bande d’éveil de vigilance ne dépasse pas le marquage de chacun des passages.
    Pour qu’il n’y ait pas de risque de s’orienter vers le milieu du carrefour sans s’en apercevoir, le CEREMA préconise de remonter la bordure entre les deux passages piétons à une hauteur de 5 cm. Cette hauteur est considérée comme détectable à la canne. Mais idéalement, il vaut mieux poser une barrière pour canaliser les flux de piétons.

D’autres solutions ont été expérimentées, comme la pose de bordures émergeantes, mais elles ont finalement été jugées plutôt accidentogènes.

Et vous, avez-vous déjà rencontré ce genre de situations ? Qu’est-ce qui se pratique dans votre ville ? En êtes-vous satisfait ? Dites-moi tout dans les commentaires !

Fiche explicative :

 

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