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Zones 30, zones de rencontre, aires piétonnes, quelles différences ?

Vous l’avez sans doute remarqué, nos centres-villes ne cessent d’évoluer. On voit apparaitre un peu partout en France de nouveaux aménagements. Ceux-ci ont généralement pour objectif d’améliorer la sécurité des piétons, réduire la place des véhicules motorisés et en accorder plus aux modes de déplacement doux. Mais, entre zones 30, zones de rencontre et aires piétonnes, les règles diffèrent ! Et il est encore plus difficile de s’y retrouver pour les personnes aveugles ou malvoyantes qui, par définition, n’ont pas accès à la signalisation visuelle. Avant de revenir dans un prochain article sur les bonnes pratiques d’accessibilité à appliquer dans ces zones de circulation apaisée, je vous propose dans un premier temps de faire le point sur les règles qui les caractérisent.

Zones 30 : vitesse réduite mais pas d’aménagements spécifiques

Les zones 30 sont, comme leur nom l’indique, des zones de circulation limitées à 30 km/h. Elles ont pour vocation d’améliorer la sécurité de tous les usagers, notamment des piétons. C’est la raison pour laquelle on les trouve généralement au centre des agglomérations. Contrairement aux zones de rencontre et aux aires piétonnes, les zones 30 ne font l’objet d’aucun aménagement spécifique et les règles de circulation sont exactement les mêmes que dans les zones à 50 km/h à l’exception de la vitesse. Les piétons doivent circuler sur les trottoirs et traverser sur les passages piétons quand ils existent. Attention : Dans la grande majorité des zones 30, les cyclistes ont le droit de circuler dans les deux sens (même sur les voies à sens unique) !

Zones de rencontre : priorité aux piétons sur toute la largeur de la voirie

Une zone de rencontre est une zone de circulation ouverte à tous les modes de déplacement, motorisés ou non. Cependant, les piétons ont le droit de se déplacer sur toute la largeur de la voirie, de façade à façade, et ils ont la priorité absolue sur tous les autres véhicules, à l’exception des tramways et bus à haut niveau de service. D’un point de vue général, c’est l’usager le plus vulnérable (enfant, piéton handicapé ou à mobilité réduite) qui a la priorité sur le plus protégé. Pour garantir la sécurité, la vitesse est limitée à 20 km/h. Le stationnement est autorisé uniquement sur les zones réservées.
Les zones de rencontre sont généralement aménagées dans des espaces avec une forte densité de piétons mais où il est nécessaire de maintenir l’accès des véhicules : quartiers résidentiels, rues commerçantes, mais aussi à proximité des écoles, des centres d’échange ou des gares. Il arrive aussi que des rues soient transformées en zones de rencontre lorsque les trottoirs y sont trop étroits pour garantir les normes d’accessibilité.

Aires piétonnes : interdites aux véhicules motorisés sauf desserte et livraison

Une aire piétonne est une zone dédiée à la circulation des piétons de manière temporaire ou permanente. De ce fait, le piéton est prioritaire. Tous les autres usagers autorisés à y accéder doivent rouler à la vitesse du pas et lui céder le passage. Seuls les tramways et bus à haut niveau de service conservent leur priorité du fait de leur difficulté de freinage et de la nécessité d’assurer à leurs passagers une vitesse commerciale constante.
Les seuls véhicules motorisés autorisés à accéder à une aire piétonne ont une fonction de desserte ou de livraison. Dans tous les cas, ils n’ont pas le droit d’y stationner plus de quelques minutes.
Quant aux cyclistes, et autres engins de déplacement non motorisés, ils sont bien sûr autorisés mais en principe uniquement à la vitesse du pas.

Vous savez maintenant faire la différence entre une zone 30, une zone de rencontre et une aire piétonne. En théorie du moins ! Car en pratique, ce n’est pas si simple. Encore faut-il être informé du type de zone où l’on se trouve pour en connaitre les règles. Par ailleurs, si les repères habituels (trottoirs, passages piétons) sont bien présents dans les zones 30, il en est tout autrement dans les zones de rencontre et aires piétonnes. Je reviendrai dans un prochain article sur les bonnes pratiques recommandées pour que chacun puisse se sentir en sécurité dans ces zones, même avec un handicap visuel. Pour que vous puissiez les partager à votre tour quand vous serez impliqués dans des projets d’aménagement !

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